Il était une fois en Amérique

Il était une fois en amérique - Affiche 01Il était une fois en Amérique
de Sergio Leone
(États-Unis – 1984 – 4h11 – Couleur – VOSTF)
Avec : Chuck Low, Robert De Niro, James Woods etc.

14/09/18 à 19h30 – 17/09/18 à 18h00

Il était une fois deux truands juifs, Max et Noodles, liés par un pacte d’éternelle amitié. Débutant au début du siècle par de fructueux trafics dans le ghetto de New York, ils voient leurs chemins se séparer, lorsque Noodles se retrouve durant quelques années derrière les barreaux, puis se recouper en pleine période de prohibition, dans les années vingt. Jusqu’au jour où la trahison les sépare à nouveau.

« Il a fallu un Italien (Sergio Leone) pour faire l’un des plus beaux films de ces trente dernières années sur l’Amérique, sa légende et ses revers. Il était une fois en Amérique, ce sont les années folles de la prohibition, le whisky coulant à flots puisque interdit, les gangsters brandissant leurs mitraillettes à chargeur circulaire, les pépées en satin rose, l’amitié virile, l’amour divinisé puis souillé, la grandeur et l’anonymat. Ancien gamin ayant fantasmé l’Amérique et sa puissance, Leone pérennise sa mythologie en même temps qu’il la démystifie, montrant par exemple l’autodestruction, la brutalité d’hommes incapables de faire le bien, le machisme stupi­de de gangsters que l’opulence de nababs ne parvient pas à annihiler. C’est aussi un voyage de la mémoire, sous l’emprise de l’opium. « Noodles » se remémore son enfan­ce d’immigré juif, son amitié avec Max, double maléfique, son passage en ­prison… Très féconde, cette saga s’appuie sur un scénario subtil, digne d’une tragédie grecque, où la trahison et l’amitié sont nouées de manière irrévocable : on trompe par amour, on précipite la mort de ceux qu’on veut sauver. De l’aveu de Leone lui-même, c’est un « testament mélancolique ». (Jacques Morice – Télérama)

Retour à la programmation du Ciné-club 2018/2019

Publicités